jeudi 20 novembre 2008

Yaxchilán


Suite de notre voyage au Chiapas. Yaxchilán, "Les pierres vertes", zone archéologique au bord du fleuve Usumacinta. On ne peut d´ailleurs y accéder qu´en pirogue, depuis le Guatémala ou d´un village appelé Frontera Corrozal, du côté mexicain.


De loin ma zone archéologique préférée: on voulait de la jungle, on a été servi!!!

On y est allé tôt le matin pour éviter la chaleur, et on s´est retrouvé tous seuls, comme des grands. Impressionant! La forêt est sur les ruines, ici pas de défrichage pour touristes. Les singes hurleurs nous le font comprendre d´ailleurs, on est des intrus!

En plus de la partie accessible, un chemin peut vous emmener sur les hauteurs, sur la Petite Acropolis, pour dominer le fleuve et la forêt. On en revient crevés, trempés de sueur, mais ravis!


Je conseille aussi, à Frontera Corrozal, le museo de sitio dédié à Yaxchilan, et à sa relation avec Bonampak entre autres.
Nous sommes restés à l´Escudo Jaguar, des cabanes pas très rustiques mais avec moustiquaires et grenouilles dans la douche!


También en el museo de sitio, unos carteles sobre la selva Lacandona, con la presentación de su famosa flor Lacandonia schismatica, y la tesis de Lalo!!!

vendredi 7 novembre 2008

Bonampak

Troisieme journée (en rétrospective) au Chiapas.
On prend la route direction Bonampak. Jolie balade en forêt pour arriver au site depuis Palenque. La route est en bon état et au coeur de la jungle Lacandona. On traverse de petits villages, et beaucoup de topes (dos d´âne, mais assez bossu l´âne!!!).
Pour les futurs voyageurs de ces routes:
1. les topes ne sont pas indiqués et comme on est au milieu de nulle part, on ne s´y attend pas. Un truc: les chiens sont généralement bons indicateurs de topes. La règle: un tope, un chien!


2. si vous avez faim, pas de souci. Les gens vendent généralement de tout aux topes, car vous êtes obligés de stopper. Bananes, bonbons, chips, etc...
3. Pas de station essence de Palenque jusqu´à Comitan quasiment! On peut acheter de l´essence au bidon dans les villages mais faites le plein avant!

Bonampak donc. Nouvelle zone arquéologique. Très célèbre pour ses peintures très bien conservées.


Elle est située dans la jungle lacandone donc, mais la zone est très dégagée et sur le site en lui même ca ressemble plus à une prairie... Pour y accéder on est obligé de prendre une voiture conduite par les gens locaux qui gèrent la zone. OK, c´est bien que les indigènes gèrent leurs ressources et leur patrimoine. Mais à vrai dire la voiture coûte très cher pour la distance (mais bon, pas le choix) et les gens ne sont vraiment pas aimables. Un peu piège à touristes quoi... On y était pourtant en basse saison.
Le site vaut quand même la peine, pour ses stèles, ses peintures donc, et la vue d´en haut sur la jungle qui s´étend à perte de vue...

mardi 4 novembre 2008

Ofrendas - Zócalo

Après les offrandes de l´université, voici les offrandes du centre ville.
Tout le Zócalo (la place centrale bordée par la cathédrale et le Palacio Nacional), est recouverte des offrandes des différentes délégations de la ville et des services publics.
Au centre, une représentation géante de Mictlantecutli, le seigneur de la mort et de l´infra-monde.


En face de la cathédrale, un jeu de pelote grandeur nature! Je rappelle que le jeu de pelote est d´origine préhispanique, toutes les zones archéologiques (ou presque) du pays, aztèques comme mayas, en ont un. Il s´agit de faire passer la balle dans un cercle de pierre, en se servant uniquement de ses hanches. Pas facile!
Également présent sur la place un arc maya, donnant sur la rue de la Torre Latino-Americana.
Des représentations de squelettes ou peintures murales faites avec des graines de toutes sortes (maïs, frijoles, tournesol) mais aussi des morceaux d´opale et d´obsidienne.


Offrandes aussi des administrations et services municipaux : pompiers, métro, transports, travaux publics, et polices. On n´a pas su si cette dernière était faite pour les policiers morts en faisant leur devoir ou pour les gens morts parce que les policiers avaient fait leur "devoir"...


Pour les stands des délegations, les traditionnelles offrandes, avec les calaveras en sucre ou en amaranthe, les fruits et le pan de muerto.

Jusqu´á ce que la mort vous sépare... ou pas!

Vous pouvez aussi retourner voir l´entrée de l´an dernier pour comparer les offrandes... Ici.

mercredi 29 octobre 2008

Megaofrenda - UNAM

Et voilà! Encore une année de (presque) passée et on est de nouveau à la Toussaint! Ma période préférée de l´année mexicaine... Pas de grisaille ni de tristesse, mais des offrandes pour nos morts revenus d´outre-tombe!

Hier c´était donc l´inauguration de la Megaofrenda de l´université. L´an dernier le thème était Posada, le caricaturiste, cette année ce sont Octavio Paz, auteur du Labyrinthe de la Solitude, et les 40 ans des Jeux Olympiques de Mexico 68... je le rappelle inaugurés 10 jours après un massacre d´étudiants.

Pour revoir le blog de l´an dernier, cliquer ici...
Et voici les photos de cette année.

L´offrande de la fac. de Sciences... Un sacrifice!


Et Octavio Paz lisant sous son arbre, parlant du choc de deux mondes. Deux mondes unis par Christophe Colomb, dont on voit les caravelles en bas à droite.


Une offrande à Vitalis de Rémi sans Famille. Ben oui, y en faut pour tout le monde! Il y avait aussi les tombes de Sirius Black, Gigi et Obi-Wan Kenobi.


Et les offrandes aux victimes de 1968... Avec une forte critique des J.O.
Chaque faculté présente son offrande personelle aux morts et aux vivants, et on se promène au son de la musique entre les squelettes, sous les odeurs de chocolat chaud et de pan de muertos...

Gracias también a Sergio por sus calaveras de xocolate, siempre b
ienvenidas! Los sesos nunca supieron tan ricos!

vendredi 24 octobre 2008

Cascadas

2e jour au Chiapas: journée cascades. Je ne sais pas pourquoi les français ont une telle fixation pour les cascades. Je me souviens de Marie en Irlande visitant toutes les cascades possibles et inimaginables pour prendre une photo avec un pêcheur en premier plan...

Celle de Palenque ayant beaucoup plu à mes parents, direction Agua Azul dès le matin. Agua azul (eau bleue) tire son nom de la couleur turquoise de ses eaux. Mais attention, si vous aimez le bleu Caraïbes n'y allez pas en saison des pluies (de juin à octobre) car comme le flux augmente, les sédiments remontent et l'eau prend plus une couleur café que bleu lagon...
Mais les chutes sont impressionantes de toutes façons, car il s'agit en fait d'une succession de cascades, et tou ça au milieu d'une végétation luxuriante!


Dans l'après midi direction Misol-Ha, autre cascade mais d'un autre genre. Moins touristique, et beaucoup plus haute (30 m)! Personnellement j'ai préféré. On peut passer derrière la cascade (ça mouille!), il paraît même qu'il y aurait une grotte.


On peut aussi se baigner dans le bassin où elle aterrit, mais avis aux frileux, l'eau est glacée! Nous on tergiverse encore...

vendredi 17 octobre 2008

Palenque

Après quelques divagations, je reprends le chemin du Chiapas pour vous raconter un peu de notre périple de septembre.
1er jour (après 2 jours de route quand même): Palenque.


Palenque est la cité maya la plus connue du Chiapas, et aussi la plus touristique.
Je rappelle (même si je sais que vous le savez) que les mayas vivaient au sud du Mexique et en Amérique Centrale, les Aztèques (ou mexicas, prononcer "mechicas") au centre du Mexique et les Incas en Amérique du Sud (oui oui, Estebán était peruano). Ceci étant dit, revenons à nos lamas.

Palenque donc. Son nom en maya signifie "fortification", ou "champ de bataille".
La cité se situait il y a peu au milieu de la jungle. Les arbres et les moustiques gênant les explorations et les touristes, la zone est beaucoup plus dégagée maintenant. Il reste quand même une grande partie des ruines sous la végétation, et le site comprend même une jolie cascade et un petit pont de bois qui ne tenait plus guère. La balade dans la jungle vaut le détour, surtout quand les singes hurleurs commencent leur concert pour avertir que des intrus pénètrent leur territoire.


Les premiers explorateurs, anglais et francais, inventèrent moultes théories sur l´origine de la cité, entre autres une origine extraterrestre (pas tout à fait démentie jusqu´ici) ou qu´il s´agissait en fait de l´Atlantide.

Entre autres, le site comprend un complexe nommé El Palacio avec un joli campanile qui caractérize Palenque, le temple des Inscriptions où se trouve la crypte funéraire du roi Pacal et la tombe de la reine Rouge.

Palacio

On peut aussi y rencontrer, parmi beaucoup de touristes francais, une madame heureuse de nous raconter comment son fils se marie avec une mexicaine et toutes les formalités que cela implique au niveau du livret catholique. Si vous ne saviez pas que le livret catholique existait (moi non plus) et si vous comptez vous marier religieusement au Mexique, renseignez-vous!

mercredi 1 octobre 2008

Le 2 octobre 1968

Il y a 40 ans, que se passait-il à Mexico?

Les Jeux Olympiques vous allez me dire. Bingo! Mais le 2 octobre 1968?

Et bien 1968 a été, comme en France, une année clé pour les mouvements étudiants. En plus des étudiants de la UNAM (Universidad Nacional Autónoma de México, gooooyaaaaaaa) et de l´IPN (Instituto Politécnico Nacional) participèrent des intellectuels, des professeurs, des ouvriers, etc.
Ce mouvement a été réprimé dans un bain de sang par le gouvernement en charge à l´époque, et plus précisément par Luis Echeverría (secrétaire du gouvernement) et Gustavo Díaz Ordaz (président de la république).

Le massacre eut lieu sur la Place des Trois Cultures, dans le quartier de Tlatelolco. L´armée mexicaine (qui je le rappelle n´a jamais gagné une seule guerre) y réprima une manifestation pacifique.


Un meeting d´étudiants avait eu lieu à Tlateloco après que l´armée se soit retirée de la UNAM et du Poli. Au moment où le meeting terminait, des militaires en civil au milieu des étudiants commencèrent les arrestations, et des tireurs postés dans l´un des immeubles proches de la place commencèrent à tirer, tout comme des hélicoptères qui survolaient les lieux. Certains étudiants se réfugièrent dans les immeubles mais l´armée fit irruption dans les appartements pour chercher les manifestants.


Les faits ayant ensuite été cachés par le gouvernement, on n´a jamais su exactement la quantité de morts et de blessés au cours du massacre. Les chiffres officiels font état de 20 morts, les extra-officiels de plusieurs centaines. Ce jour-là 15 000 projectiles ont été tirés, 8 000 militaires étaient présents, 300 véhicules blindés et 5 000 étudiants détenus.
10 jours plus tard, le président de la République inaugurait les XIXe Jeux Olympiques.
2 ans plus tard, Luis Echevarría fut élu président de la République.



Chaque 2 octobre, une grande marche a lieu de Tlatelolco au zócalo de la ville (la place principale) pour commémorer les faits. Le slogan des étudiants?
Dos de octubre no se olvida! (Le 2 octobre ne s´oublie pas!)

vendredi 19 septembre 2008

Córdoba

Charmante petite ville située dans l´État du Veracruz, Córdoba est surtout connue pour son délicieux café.


Elle constitue une bonne étape sur la route du Chiapas, on s´y est donc arrêté pour y manger sous les arcades. C´est aussi là où se sont signés les traités marquant l´Indépendance du Mexique en 1821.

jeudi 28 août 2008

CSI a la mexicana

Hier, un ami m´a proposé d'assister à la démonstration d'un super appareil pour quantifier l' ADN. Il travaille pour un fournisseur d'appareils pour laboratoires, et comme l'appareil en question coûte 10 000 dollars, pas question pour notre humble labo de l'acheter. J'ai donc profité de la démo pour amener quelques uns de mes échantillons et quantifier l'ADN de mes champignons.
Je pensais que la démo allait se passer dans un laboratoire d´analyses médicales... Quelle ne fut pas ma surprise en arrivant... à la PJ!!!
En effet, leur laboratoire de Police Médicale, qui travaille sur l' ADN de victimes et de coupables, planifie d'acheter un de ces coûteux equipements.
L'édifice était assez glauque, on est d´abord passé dans un couloir où des gens étaient attablés en analysant des photos de scènes de crime. Une boîte était posée là, remplie de morceaux de tissus ensanglantés.
Le labo CSI était tout aussi gris et sans âme. Après la présentation de l´appareil tous les laborantins ont amené leurs échantillons : "Eh! Passe moi l'ADN de dents! Tu as les échantillons de salive? Le morceau de drap qu´on nous a ramené l´autre jour?"
Moi avec mon ADN de champignon je me suis fait toute petite!
En tous cas je vous dis, je pensais pas faire un séjour à la PJ pendant mon doctorat! Et en plus, leur labo était vachement moins bien que dans la série!

samedi 16 août 2008

Chilaquiles

Les chilaquiles sont typiques du petit déjeuner au Mexique. Consistants, idéaux pour se remettre d'une gueule de bois, mais aussi pour tenir jusqu'au repas de midi qui ici, se déroule à 15h...
Les chilaquiles sont en fait des morceaux de tortillas de maïs frits dans l'huile. Ils se dégustent verts ou rouges (ça dépend si la sauce est faite à base de tomate, tomate verte, ou jitomate, tomate rouge), en général piquent un peu, et se servent avec des oeufs ou du poulet. On saupoudre ensuite de petits oignons, de crème et de fromage...
Accompagnés d'un jus d'orange fraîchement pressé ça vous requinque!!!
En photo les chilaquiles préparés ce matin-même par German (et non, on n'a pas la gueule de bois, on avait juste envie de quelque chose de léger pour commencer la journée!).

lundi 28 juillet 2008

Caminos de Michoacan

Por fin salgo de la ciudad. Aunque sean 4 dias. Otra vez a recorrer los caminos de Michoacan!
Las vacaciones empiezan desde el viaje en camion, que placer poder disfrutar otra vez de Buddy el golden retriever jugando ahora al futbol americano (viejo companyero mio, ya lo habia visto jugar basket ball, futbol y volley).
Morelia al fin. Platica larga con Paola, me hacia falta. Recuperar estos hoyos negros de la vida de los demas, enterarse de los acontecimientos. Compartir.
En la tarde conozco a un trio extranyo: 3 franceses en vadrouille, con una meta: realizar un documental sobre el manejo de los recursos naturales en América Latina. México es su primera étapa y Morelia la primera de las paradas. 10 meses de viaje en total, camara en mano. Compraron un bocho para su odisea, el Wolkswagen se volvio homérico.
Si quieren checar su recorrido, aqui esta el link de la asociacion Presencial (en francés, pero las fotos valen mucho la pena).
La noche la pasamos en una penya, escuchando una trova que no se sabe renovar desde Ojala, y saboreando una Potence, carne colgando y quemandose, especialidad del Colibri. Paseamos en las calles morelianas de noche. Un muy Querido mio dijo algun dia que se antoja ser vampiro en Morelia. Ahora entiendo: la ciudad es estética, misteriosa, revela patios escondidos si uno se toma la pena de buscarlos en los rincones de los sentidos, y sin embargo parece tan solitaria...

Al dia siguiente puedo pasar la manyana en el jardin, pies en el pasto y libro en mano. Por fin pude terminar a este Saramago que me tenia oprimida. Por la tarde nos vamos con el trio a entrevistar a Don Chava, senyor de Umécuaro y carpintero aprendiz, que nos cuenta de la vida del pueblo, de la flojera de los jovenes, de los gringos que quieren abrir un taller de madera en el pueblo, de la tienda de su mujer, de sus caballos, de la casa que construye, de los aguacates y de la gente comprando el ejido. Saboreo la platica con una chela y con el Duque, el perro gigante de Don Chava, salido directamente de los 101 dalmatas, vigilando el lugar.
Cena francesa de regreso, con pan, jamon y queso, el paraiso bajo a Morelia esta noche.
Al dia siguiente regreso al campo: llovio y hay que ir a medir el escurrimiento. Recorrido por la cuenca de Atécuaro: cruzamos de nuevo al trio filmando tomas de su bocho bajando el cerro, tomamos muestras del Rio Grande (mas facil de cruzar que su primo fronterizo) y de la lluvia. Me fascina la idea de tomar pedazos de lluvia y meterlos en frascos, no sé porqué. Busco coyotes y correcaminos pero ninguno de ellos aparecio ese dia.
Regresamos al restaurante de la senyora Hilda a comer las obligadas truchas de Atécuaro, muy recomendadas por cierto si se van a pasear a Morelia. Las tortillas son enormes y el pescado delicioso. Bajamos de nuevo a Morelia bajo la tormenta, pero que bonita se ve la ciudad desde arriba. A salvo en la casa saboreamos un mate de toronja, bastante rico ma foi: se muele el interior de una toronja (sin quitar la cascara, ya que servira de recipiente), se agregan hojas de menta y la hierba del mate, y agua caliente. A disfrutar en compania!Al dia siguiente me despido con unas empanadas chilenas de pino y un vino chileno as well, que rica estuvo esta comida, merci!. Puedo admirar de regreso Cuitzeo en el atardecer ya que Buddy el perro no jugara esta tarde...

Yo te seguiré buscando por esas tierras tan bellas
Te busqué en Michoacan pero parece que andas mas al norte...

lundi 14 juillet 2008

14 de julio

Como lo saben (o no), el 14 de julio es la fiesta nacional francesa.
No les voy a cantar La Marseillaise (aquí en español), ya que sólo me sé la parte que se canta en los partidos de fútbol (quién dijo que los franceses eran unos fanático-patriotas?), pero les voy a describir un poco de qué se trata la fiesta.
Esta fiesta, celebrada desde 1880, conmemora la Fiesta de la Federación, fiesta que marcaba el fin de la monarquía absoluta. El 14 de julio del 1789 también fue la toma de la Bastille, carcél simbolizando el despotismo. Sin embargo, este día la Bastille sólo contaba con unos cuantos prisioneros, ya que los otros, dentro de ellos el Marquis de Sade, habían sido transferidos poco antes.














Este día no se trabaja en Francia, para que la gente pueda ir a ver el famosísimo desfilé militar sobre los Champs Elysées. La mayoría de las municipalidades organizan fuegos artificiales y bailes. El Presidente de la República también habla a sus conciudadanos sobre el orgullo de ser francés y puede además amnistiar a unos prisioneros, en lo que se llama la Gracia del 14 de Julio (derecho que Nicolas Sarkozy se ha negado a ejercer hasta ahora).

dimanche 22 juin 2008

Les Luthiers

Les luthiers sont un groupe de comiques argentins, qui fabriquent eux-mêmes leurs instruments de musique et mettent leurs sketches en chanson.
J'ai d'ailleurs trouvé ce sketch en franco-espagnol, très drôle!!!! Et ça montrera à ma maman que y a pas que moi qui m'emmêle les pinceaux entre 2 langues!

mercredi 18 juin 2008

SF - 3rd day

Voilà! Troisième et dernier jour à San Francisco.
On se lève tôt, Germán est un peu de mauvaise humeur car lui ca fait une semaine qu´il vit ce rythme là et il commence à être crevé. On se ballade dans le centre, et on décide avant d´aller déjeuner de monter dans les ascenseurs d´un hôtel donnant sur Union Square, la place principale de la ville. Les ascenseurs sont en cristal et offrent un super panorama sur San Francisco.
Heureusement qu´on y est allé avant de manger!!! A peine dans l´ascenseur, on demande le 31e étage (quand même!) et... vvzzzzzzzzziiiiiiiiouuuuuuuuuuuu!!!!! Ca grimpe à toute vitesse! Je m´accroche et le temps que je reprenne mes esprits on est déjà en haut et j´ai pas encore sorti mon appareil photo! Je prends donc quelques photos de San Francisco vue du ciel et soudain, re-vvvvvvvvvzzzzzzzzzziiiiiiiiooooooouuuuuuuuu!!! Ca redescend! J´en perd mon latin et mon estomac, je suis cramponnée à Germán et on arrive en-bas les jambes flageollantes. On décide de ne pas réitérer l´expérience même si on n´a pas pris beaucoup de photos du coup.
Pour se remettre on va déjeuner chez Lori´s, une cafet´ typiquement américaine, avec juke-box à chaque table et décor années 60. On veut écouter des chansons mais on comprend pas trop comment ca marche!
Après tout ca, pour digérer, direction... le Golden Gate! Ben oui, c´est quand même le symbole de la ville, on peut pas le louper. Ce n´est qu´un pont me direz-vous. Que nenni!!! L´architecture est vraiment impressionnante, les cables qui le maintiennent sont énormes, et c´est aussi, c´est important de le dire, le 1er lieu de suicide de la ville (66 personnes par an). Des pancartes d´ailleurs vous en dissuadent à chaque mètre:Il reste de l´espoir. Appelez. Les conséquences de sauter de ce pont sont fatales ET tragiques (parce que si c´était seulement fatal ca serait pas grave, hein?!). Re logique américaine.

Donc, après 15 000 photos, on repart en longeant la côte vers le centre, où on prend un café à Union Square avant de repartir vers l´aéroport. On va quand même manger avant un fameux hamburger (encore à la cafet´) avec milk-shake, car la nourriture dans les avions est vraiment dégueu... J´épie comment une madame se sert du juke-box donc je comprends enfin comment ca marche, et on mange notre hamburger sur du Johnny Cash, la classe!

Donc en conclusion, San Francisco is great!

vendredi 13 juin 2008

SF - 2nd day

On commence tôt, car on a décidé de grimper les collines de la ville à l'aide des fameux tramways. Ô déception, ca coûte 5$ et en plus il y a 2h de queue... Et que des touristes bien sûr!!! On se décide donc à grimper à pied. Direction Nob Hill, le quartier chic qui domine la ville.


Toujours à la recherche du point le + haut de la ville, on passe à Russian Hill, où l´on découvre un parc tout en dénivelé, avec un superbe panorama sur la baie. Avec vue sur Alcatraz, la célèbre prison où était emprisonné Al Capone.
Mais bon, une fois arrivé en haut, il faut bien redescendre, direction les ports. Et c´est encore plus dur pour les cuisses!
Les anciens docks de la ville sont maintenant convertis en centre touristique, avec boutiques de souvenirs et restaurants de fruits de mer. On déjeune dans un pub irlandais, pas trop typique mais il parait que c´est une institution ici! On se ballade sur les quais, jusqu´à Pier 1 (Quai n°1) où se trouve un marché organique dans l´ancienne gare à ferry. Moi j'y découvre une boutique de champignons!Après la pause café, direction le centre a nouveau : Market Street, la rue principale, est cernée de buildings qui coupent la lumière, et sertie de grands magasins (les mêmes qu´en France finalement).
On se repose un peu à l´hôtel (nos jambes commencent à se plaindre de tant de grimpette) et on repart le soir vers les quais pour un dîner aux fruits de mer...

jeudi 5 juin 2008

SF -1st day

Premier soir. J'ai passé la douane sans trop de problèmes, malgré les drapeaux US qui écrasent et même si j'ai dû laisser toutes mes empreintes digitales et ma photo au douanier.
On est arrivé jusqu'au centre en métro. A la sortie, les buildings nous aplatissent, on voit à peine le ciel.
Le lendemain, on commence notre 1ere journée par Haight Street, le quartier hippie. La chanson le dit: "Si tu viens à San Francisco, n'oublie pas de mettre des fleurs dans tes cheveux". Moi j'ai juste ma casquette car il pleut. Petit dej' typique pour débuter, pancake, oeufs et bacon.
On est paré pour arpenter les rues qui grimpent, rentrer dans les boutiques anarchistes et les magasins aux T-shirts à fleurs. Ca sent un peu Amsterdam. Au bout de Haight Street, le Golden Gate Park. Logique américaine, rien à voir avec le Golden Gate, c'est en fait le Central Park de San Francisco. Sympa à parcourir en vélo, mais on en a pas le courage, on préfère regarder des petits vieux en blanc jouer à la pétanque locale.
On continue vers Castro, le quartier gay. San Francisco est très activiste et a reconnu les droits des homosexuels très tôt. Le centre du quartier est assez commercial (venez acheter votre drapeau arc-en-ciel!) mais si on s'en éloigne un peu on trouve pas mal de centres culturels. On apprend même qu'il existe plein de sub-cultures gays, par exemple les machos motards, ceux qui s'habillent tout en cuir, ou les travestis. On arrive même à trouver une boutique italienne qui vend fromage, pain et saucisson. Il ne nous manque que le vin, un peu trop cher quand même...

Toujours à pied, on part vers Mission, le quartier où a été fondée comme son nom l'indique la 1ere mission et donc la ville à partir de là. C'est maintenant le quartier latin, on y retrouve comme à Mexico le bruit et le bordel dans les rues. Après la propreté aseptisée du reste de la ville, ça fait du bien! La principale attraction du quartier ce sont des peintures murales, dans la plus grande tradition mexicaine. Quand on y arrive, un gars y est en train de marquer son territoire et on décide donc d'aller directement manger des burritos. Il faut savoir que les burritos ne sont pas mexicains mais ont été inventés aux USA, un peu comme le Chili con Carne. C'est donc obligatoire de les goûter! Et c'est bon!
On part ensuite se balader à Chinatown, ça dépayse: des boutiques où on vend de tout, des restos plein partout, des odeurs qui donnent faim, les panneaux des rues sont en chinois aussi et on trouve même une petite place où les gens du quartier viennent jouer aux cartes. Il paraît que les maisons sont si petites que si l'on veut socialiser on est obligé de sortir, car il n'y a pas assez de place pour tout le monde dans le salon.On continue vers le quartier italien, un brin plus snob, où on peut apprécier les meilleurs expressos de la ville. Et on rentre bien fatigués manger notre sandwich fromage-saucisson à l'hôtel.

Suite au prochain épisode...

dimanche 18 mai 2008

Xochimilco

Xochimilco c'est "le lieu des fleurs" en nahuatl, la langue aztèque. Prononcer "Sotchimilco". Xochitl (fleur) est d'ailleurs un prénom assez courant ici.
Xochimilco est une des délégations de Mexico, et l'endroit est aussi Patrimoine de l'Humanité, car il est jonché de canaux qui parcouraient l'ancienne capitale aztèque, Tenochtitlan (ahhhhhh... le titre vient de là!!!).
On peut donc y parcourir les canaux en "trajinera" (les gondoles locales) et profiter de la verdure. Mais attention! Rien à voir avec Venise, si ce n'est les odeurs. Pas de romanticisme ni de calme. Ici, on y vient pour faire la fête: pas de couples en lune de miel mais des familles nombreuses venant passer leur dimanche sur l'eau: Des trios de musiciens à gogo viennent vous aborder (litéral) pour vous pousser la chansonnette, et on vous propose des bières, des tacos, vous pouvez même y faire votre marché.
L'endroit est pavé de pépiniéristes qui justifient le nom de "lieu fleuri". Bref, c'est comme le centre ville, en plus vert: même bruit, mêmes cris, et même trafic!